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VACANT, VACANTE [vakɑ̃, vakɑ̃t]
adj.

  

(En parlant d’une étendue de terre). Qui est en friche, n’est pas entretenue; qui est vide de constructions.

Terrain, lot, champ vacant. 

Rem.On dit aussi (terrain) vague, comme en France.

L’autre issue [du grenier] était par un petit escalier intérieur, dont la porte donnait sur un terrain vacant, en arrière de la brasserie. 1865, G. Boucher de Boucherville, « Une de perdue, deux de trouvées », dans Revue canadienne, t. 2, p. 145.

Plusieurs nouvelles résidences privées sont en construction dans le quartier et d’autres s’élèveront bientôt sur les lots vacants. 1913, Le Soleil, Québec, 3 juillet, p. 8.

Tous deux [...] partirent vers le tram de la rue Amherst; pour de là correspondre avec celui qui, par la rue Ontario, plonge vers les régions de plus en plus populaires et de plus en plus minables de l’Est montréalais [...]. Très loin, à la rue Théodore, ils descendirent de la voiture progressivement vidée. Dans les lots vacants, les herbes printanières n’avaient pas encore réussi à cacher les immondices abandonnées par l’hiver. 1949, Ringuet, Le poids du jour, p. 242.

Il pleut souvent en octobre. Il y a de la boue partout, les champs vacants sont si nombreux tout autour. 1972, Cl. Jasmin, La Petite Patrie, p. 22.

Histoire

Depuis 1865. Sans doute d’après l’anglais vacant (notamment dans vacant lot et vacant land, v. AHD 1981 et Webster 1986, s.v. vacant; Craigie, s.v. vacant lot). On trouve cependant en moyen français terre vacante « terre qui n’est pas cultivée » (v. FEW vacare 14, 94a); cp. en outre terre vacante « terre qui n’a pas de propriétaire », relevé en français en 1699 (ibid.).

Version du DHFQ 1998
Trésor de la langue française au Québec. (1998). Vacant, vacante. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 15 avril 2024.
https://www.dhfq.org/article/vacant-vacante