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TIRAILLE [tiʀɑj]
n. f.

  

Fam.(Le plus souvent au sing., avec valeur de collectif). Filandres, parties tendineuses d’un morceau de viande.

Viande pleine de tiraille.

 Par ext. Viande filandreuse, coriace.

 tirasse.

– Marin : Quand j’t’demanderai de sortir avec moi, ce sera t’y d’même? J’aurai pas le dos tourné, tu riras d’moi. – Anne : Dis donc! – Marin : Vous êtes ben toutes pareilles! – Anne : Qu’est-ce t’as mangé? – Marin : D’la tiraille! 1956, G. Dufresne, Cap-aux-sorciers, 2 octobre, p. 7 (télév.).

[...] il est important d’avoir une bonne dentition pour pouvoir bien croquer, manger, dévorer, mordre, mâcher, mastiquer, la viande, les œufs, les os, la tiraille, le poisson, les légumes [...]. 1969, P. Villeneuve, J’ai mon voyage!, p. 125.

Des classiques de la cuisine de bistro. On a mangé une très bonne Blanquette de veau à l’ancienne, sauce onctueuse, beaux morceaux de viande très tendres, sans tiraille et sans reproche, flanqués de l’habituel accompagnement de riz et de carottes bouillies. 1992, Voir, Montréal, sem. du 12 au 18 mars, p. 39.

Histoire

Depuis 1896 (Rinfret). Héritage des parlers de France; attesté depuis le milieu du XVIIIe s. en Anjou (v. DuPAng), le mot a été relevé dans une aire recoupant le Nord-Ouest, l’Ouest et le Centre (v. FEW martyrium 61, 402; v. aussi VerrAnj, MinVienne1 et DavTour). Mot de la même famille que tirant qui, depuis le XVIIe s., s’emploie en français au sens de « tendon » dans le vocabulaire de la boucherie (v. FEW id., 399b).

Version du DHFQ 1998
Pour poursuivre votre exploration du mot tiraille, consultez notre rubrique En vedette.
Trésor de la langue française au Québec. (1998). Tiraille. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 13 avril 2024.
https://www.dhfq.org/article/tiraille