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SURLONGE [syʀlɔ̃ʒ]
n. f.

Rem.

Parfois au masculin.

  

(Coupe de viande nord-américaine). Dernière partie de la longe longue du bœuf, comprise entre l’aloyau et la croupe; (plus rarement) partie similaire chez le veau, le porc, le mouton.

Steak, bifteck, rôti de surlonge. 

Par méton. Steak, bifteck pris dans cette partie.

 Pointe de surlonge : partie située sous la ronde et rattachée à la surlonge.

Rôti, bifteck, rosbif de pointe de surlonge.

Rem.1. La surlonge de bœuf correspond à peu près au romsteck dans la coupe française (voir DTV 1986, p. 140-141). 2. En France, surlonge se dit du morceau de l’échine du bœuf, à la hauteur des trois premières vertèbres dorsales, qui sert surtout pour les pot-au-feu (ibid. 141).

Rôtis de surlonge, tranches du milieu, gros filets, la livre... 30¢. 1923, Le Soleil, 4 janvier, p. 8.

– Mathilda : Mon Dieu! Déjà 11 heures. Va vite chez le boucher chercher de quoi dîner. [...] Va vite, deux livres de steak dans la surlonge. – Zézette : De quoi c’est ça surlonge? – Mathilda : Mon Dieu! Dans le sirloin si t’aimes mieux. 1958, O. Légaré, Zézette, 23 août, p. 2 (radio).

(n. m.). [...] j’ai encore faim, un hot dog ça ne suffit pas en attendant le souper, le steak dans le surlonge avec du riz, des carottes et surtout des asperges ou peut-être du brocoli mais aussi une bonne soupe, une crème de céleri ou une crème de champignon [...]. 1969, P. Villeneuve, J’ai mon voyage!, p. 122.

Tom Snyder, [...] espérant manger en paix loin du brouhaha de l’hôtel, s’était réfugié au restaurant Le Yankee de la rue Royale, haut lieu du « T-Bone » et des « fish’n chips » américains. Il dévorait sa surlonge bien cuite quand s’est amené à sa table Bill W. Simpson. 1988, R. Tremblay, Lance et compte II, p. 236.

Histoire

Depuis 1923 (dès 1883 dans bœuf surlonge, v. Directions diverses données en 1878, par la Révérende Mère Caron, 2e éd., p. 25). Le mot surlonge a connu un sens voisin dans l’histoire du français, désignant la partie du bœuf qui reste après qu’on a levé l’épaule et la cuisse et où l’on prend « les aloyaux » (v. Fur 1727, Académie 1798, Guérin et EncXXe). Il est cependant évident que le sens du mot au Québec est attribuable à l’anglais sirloin « a cut of meat and esp[ecially] of beef taken from the hindquarter usu[ally] from between the porterhouse and the round » (v. Webster 1986), emprunt attesté au Québec dès la fin du XIXe s. et que surlonge a peu à peu remplacé (v. sirloin).

Version du DHFQ 1998
Trésor de la langue française au Québec. (1998). Surlonge. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 28 mai 2024.
https://www.dhfq.org/article/surlonge