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STEW [stju]
n. m.

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VieilliIrish Stew (ou stew) : ragoût général. à base de mouton et de pommes de terre.

2000, A Healthier Michigan, Ragoût irlandais au boeuf (« Irish beef stew ») [photo], CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Irish_Beef_Stew_(34046928633).jpg

Rem.Aussi connu sous la forme traduite ragoût irlandais, laquelle est associée à un mets vendu dans le commerce.

[...] les jours que je ne dine pas en ville je cuis quelque chose moi même sur mon poël, pour cela j’ay acheté un bon saussepan de fonte étamée dans lequel je cuis sans m’incommoder ou un bon Irish Stew ou du beuf pour avoir de la souppe [...]. 1809, W. Berczy, dans RAPQ 1940-1941, p. 69.

J’me su couchée, pis j’ai rêvé, le rêve le plus fou de la terre, le rêve d’une maman à tout faire, le rêve d’une ménagère amère J’me su retrouvée au A et P [une épicerie], la binette heureuse, toute ben chèquée, Avec un paquet de cartes à jouer me permettant de tout acheter : Avec le valet, j’achetais du lait [...] Avec l’atout, du Irish Stew pis du ragoût [...]. 1972, J. Barrette, Ça-dit-qu’essa-à-dire, p. 18-19.

T’as beau savoir prendre ton homme par le ventre, réussir à la perfection ton Irish stew, pis ta tarte à farlouche, c’est pas la combine idéale pour faire évaporer la stimme dans marmite sexuelle! 1983, J.-d’Arc Jutras, Délira Cannelle, p. 26.

2

Vieilliou péjor.Hachis composé de morceaux de viande (surtout de bœuf) ou de poisson et de légumes (pommes de terre, carottes, navets) cuits dans un bouillon.

Pour préparer la gibelotte, le stew, il faut un fourneau ainsi qu’une marmite de bonne dimension. 1930, Le Devoir, Montréal, 16 décembre, p. 1.

– Q. : Quelle sorte de repas vous leur faisiez quand vous aviez du bœuf? – R : Ah! ben on faisait du stew, on faisait du rosbif quand qu’y avait moyen, t’sais ben, un bon ragoût au bœuf. 1973, Ripon (Papineau), dans R. Soucy et M. Villemure, Récits de forestiers, 1976, p. 142.

Dans une gargotte où j’ai déjà mangé un grand bol de stew, deux beignes et un café pour cinq cents, on m’en demande vingt-cinq. La fille m’a dit ça. Tout a augmenté. J’avais pas trente sous. J’ai sorti. 1973, J.-J. Richard, Centre-ville, p. 62.

Votre hostie à vous, mes petits, c’est un bon gros stew avec une sauce brune bien grasse qui vous coule entre les doigts! Et plus tard, quand vous serez d’âge à tâter de la bouteille, c’est le caribou de vos parents qui vous réchauffera le sang au milieu des épreuves! Oui, mes brebis, voilà les espèces de votre Eucharistie, sur cette terre de Caïn, cette terre de Canayens!... 1992, L. Hamelin, Cowboy, p. 38.

Histoire

1Depuis 1809; emprunt de l’anglais (v. Random 1983 et Webster 1986, s.v. Irish stew; OED, s.v. stew). Le mot a été emprunté de façon parallèle en France à une époque plus récente (attesté depuis 1931, v. Larousse 1960, Robert 1985 et PRobert 1993, s.v. Irish stew). 2Depuis 1909 (Dionne : « Ragoût, gibelotte, matelote, étuvée »); emprunt de l’anglais (v. Random 1983, Webster 1986 et OED).

Version du DHFQ 1998
Trésor de la langue française au Québec. (1998). Stew. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 13 juin 2024.
https://www.dhfq.org/article/stew