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SOIE [swa]
n. f.

  

Personne (souvent une femme, un enfant) reconnue pour sa douceur, sa gentillesse, sa bonté.

C’est une soie, une vraie soie.

 fin, fine (sens I.A.1).

(Terme d’affection). Ma soie.

– Allô... allô, mon amour... [...] Ça y est, j’ai eu mon rendez-vous. C’est pour demain soir à onze heures. [.../] J’ai répondu : « Oui, oui, attends-moi, ma soie, j’ai la voiture et cours te prendre après ton ouvrage, énerve-toi pas, j’paierai tout... » 1982, J.-P. Filion, À mes ordres, mon colonel!, p. 143.

Elle m’a apporté d’autres french toasts [...]. D’autre café. Elle m’a appelé « dear ». S’est inquiétée de mon bonheur, de ma santé, de ma sécurité (Sois prudent sur la route), et elle m’a dit de revenir... Une vraie waitress. Une perle. Une soie. 1989, P. Foglia, dans La Presse, Montréal, 23 juin, p. A5.

Histoire

Depuis 1909 (Dionne : « personne intelligente et très aimable »). Découle sans doute de fin comme une soie, v. fin (sens I.A.1). À rapprocher d’emplois français où soie évoque la douceur, la finesse (cp. Fur 1690-1727, s.v. soye : « se dit figurément en Morale, des choses douces & agreables »; v. aussi GLLF, Larousse 1982).

Version du DHFQ 1998
Trésor de la langue française au Québec. (1998). Soie. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 15 avril 2024.
https://www.dhfq.org/article/soie