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SOC [sɔk]
n. m.

Rem.

Variante graphique soque.

  

(Coupe de viande nord-américaine). Partie supérieure de l’épaule du porc; par méton. morceau de viande (désossé ou non) pris dans cette partie, que l’on mange le plus souvent en rôti.

Soc de porc frais, fumé, désossé, roulé.

Rem.Le soc correspond à peu près à l’échine dans la coupe française (voir DTV 1986, p. 142).

Jules et Arché passèrent de la cuisine à la boulangerie, où l’on retirait une seconde fournée de pâtés en forme de croissant, longs de quatorze pouces au moins : tandis que des quartiers de veau et de mouton, des socs et côtelettes de porc-frais, des volailles de toutes espèces, étalés sur des casseroles, n’attendaient que l’appoint du four pour les remplacer. 1863, Ph. Aubert de Gaspé, Les anciens Canadiens, p. 130.

Le jour de la boucherie est une fête pour la famille et les voisins. On dégustera, pendant toute la journée et le lendemain les morceaux fins et frais du porc. L’on enverra, en « présents », au curé, au maire, au notaire, au médecin, et à quelques autres notabilités de l’endroit, un rôti pris dans le « soc » et au creux duquel l’on aura placé une demi douzaine de bouts de boudin rouge; et ce cadeau cimentera l’amitié pour toute l’année ou règlera une dette de reconnaissance. 1925, D. Potvin, Le Français, p. 235.

De nouvelles coupes de porc vont élargir l’éventail. [...] Ces coupes viennent de la cuisse, de l’épaule et de la longe. [...] De l’« épaule », on trouvera des cubes pour ragoûts, des tranches de soc avec ou sans os, de petits socs désossés ou des tranches de soc. 1991, La Presse, Montréal, 30 janvier, p. C4.

DisparuPartie postérieure du dos du porc; râble. « Le Soc d’un Cochon : le rable. » (PotierH 55; voir aussi Clapin : « Terme de charcuterie, pour désigner la partie du porc située sur le dos, et avoisinant immédiatement l’arrière-train. On dit en France échinée. »).

Rem.Il peut s’agir de relevés imprécis, concernant en fait le même sens que ci-dessus.

Histoire

Depuis 1796 (ASSSM, Régie 1A, décembre : 3 têtes de cochon, 3 socs, 2 cotelettes). D’origine inconnue; peut-être hérité de France, en raison de l’ancienneté du relevé de Potier (1743).

Version du DHFQ 1998
Trésor de la langue française au Québec. (1998). Soc. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 24 mai 2024.
https://www.dhfq.org/article/soc