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LAICHE ou  LÈCHE [lɛʃ]
n. f.

Rem.

Variantes graphiques : (dans les glossaires) laîchelêche.

  

AcadieVer de terre, utilisé notam. comme appât pour la pêche.

2022, TLFQ, Laiche [photo].

 anchet.

[...] les Chevalliers, sont une espece de beccasses qui ont le bec fort long, ils vivent de l’éches [sic] & autres choses qu’ils trouvent dans le sable, sur le bord de la mer [...]. 1672, N. Denys, Description geographique et historique des costes de l’Amerique septentrionale, t. 2, p. 306-307.

Icitte [à Montréal] je trouverais même pas des laiches pour accrocher au boute de ma ligne... 1975, A. Maillet, Évangéline Deusse, p. 60.

Histoire

Depuis 1672 (chez Denys). Héritage de France. Le mot est attesté en français du Moyen Âge jusqu’au début du XIXe s.; à partir de cette époque, les dictionnaires qui le relèvent encore le donnent tantôt comme régional, tantôt comme vulgaire (v. Godefroy s.v. leche, Laveaux 1820-1828, AcCompl 1842 et Larousse 1897 s.v. lèche, Robert 1985 s.v. achée et esche). Relevé également dans les parlers de l’Ouest et du Centre de la France (v. FEW esca 3, 244b, MinVienne1-2, RézOuest s.v. achée, ALO 465, ALIFO 468 et ALCe 599). La forme laiche est issue de esche (variantes èche, êche, aiche) « appât fixé à l’hameçon », attesté en français depuis le XIIIe s., par suite de l’agglutination de l’article dans l’aiche.

Version du DHFQ 1998
Trésor de la langue française au Québec. (1998). Laiche ou lèche. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 17 juillet 2024.
https://www.dhfq.org/article/laiche-ou-leche