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ÉPIVARDER [epivaʀde]
v.

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v. pron. (En parlant d’oiseaux, surtout de poules). Se nettoyer les plumes avec son bec, s’ébrouer dans l’eau; se rouler dans la poussière.

Des poules et des canards qui s’épivardent. Les cygnes s’épivardent dans l’eau.

Rem.Bien attesté à la fin des années 1960, de chaque côté du fleuve Saint-Laurent, dans la partie ouest du Québec, à partir de Saint-Augustin-de-Desmaures, ainsi qu’en Ontario et en Acadie; relevé sporadiquement dans Charlevoix et au Saguenay‑Lac-Saint-Jean (voir PPQ 618 et 619, Lavoie 1430, Mass no 973 et CormAcad).

Mais arrangez-vous pour que vos poules n’aillent dans votre jardin qu’au temps où vous y bêcherez, car alors elles détruiront en s’en nourrissant une quantité considérable d’insectes. Vous pouvez leur faire un enclos en lattes ou en toile métallique, car il est assez essentiel qu’elles soient dehors en été pour gratter, manger de l’herbe, s’épivarder dans le sable, pour se nettoyer des poux. 1896, B.‑A. Testard de Montigny, Manuel d’économie domestique, p. 195.

Tout en tenant compte aussi des caractéristiques de la variété à laquelle elle appartient, la poule doit être large, bien emplumée, avoir l’œil vif […]. La femelle en plus doit être familière, aussi douce, aussi pacifique que le coq est turbulent, inquiet et querelleur. L’un et l’autre doivent être actifs, chercheurs constants de menues graines et de vermisseaux, aimant à s’épivarder en toutes occasions. 1917, Bulletin de la Société coopérative agricole des fromagers de Québec, 30 juin, p. 7.

On doit aussi donner à nos poules un bain de poussière afin qu’elles puissent s’épivarder et se débarrasser des poux et des suites. La cendre de bois est très bonne à cet effet, mais elle est si légère qu’elle devient une source de malpropreté; il est bon d’y ajouter soit de la terre ou du sable fin. 1928, Le Clairon, Saint-Hyacinthe, 6 janvier, p. 6.

Elle se mit à faire un beau ménage, à ranger, nettoyer. Elle sortit du coffre sa plus belle laize de catalogne et le tapis crocheté… […] Elle mit ses souliers fins, son beau tablier du dimanche tout brodé… Puis, de temps en temps, la coquette, devant le miroir, elle faisait la merlette qui s’épivarde1937, F.‑A. Savard, Menaud, maître-draveur, p. 213‑214.

Il ne percevait plus le cri sonore des coqs qui s’avançaient dans la cour, au pas de l’oie, observaient les alentours de coups de tête dardés à droite et à gauche, une patte en l’air, grattaient le sol de leurs ergots puis s’épivardaient dans un premier coin de poussière. 1942, L.‑P. Desrosiers, Sources, p. 6.

Les flaques d’eau solide scintillent et craquent sous sa botte tandis que le plectrophane voltige dans les sentiers, l’écureuil cascade dans les hautes branches et là‑bas, en bordure de la route, la gélinotte huppée « s’épivarde » dans le gravier crêpé. 1971, La Presse, Montréal, 27 octobre, p. B5.

La perdrix grise […] passe la nuit dans des massifs de conifères afin de mieux se protéger contre les prédateurs nocturnes, ailés et autres, d’où elle part au petit matin se déplaçant le long des coteaux de bois franc tout en se gavant de bourgeons et de baies, jusqu’à ce que, vers 8 ou 9 heures, elle s’arrête le long d’un chemin pour y prendre des petits cailloux nécessaires à sa digestion, pour s’y épivarder dans le sable ou pour simplement se chauffer au soleil. 1973, Québec-Presse, Montréal, 9 septembre, p. 30.

Tout près de canaux, le lèche-vitrine nous conduit devant la chocolaterie The Chocolate Corner où l’on remarque une curiosité architecturale typique, une statue de la Vierge installée dans le coin de l’édifice comme dans une grotte. Ailleurs, une dentelière exerce son art à l’entrée d’une boutique. Plus loin, les cygnes s’épivardent dans l’eau ou surveillent leurs petits. 2005, Progrès-dimanche, Chicoutimi, 30 octobre, p. A48.

Isabelle Oligny affirme que sa production est unique. Avec le maïs et le soya de sa terre de 300 arpents, elle fait elle-même la moulée sans OGM qui nourrit ses poulets. De plus, elle a de l’espace pour permettre à ses poulets pour s’épivarder, contrairement à d’autres producteurs, et elle les attrape tous à la main pour ne pas les apeurer. 2020, La Presse (site Web), Montréal, affaires (entreprises), 31 août.

(Dans un emploi métaphorique).

Le Canard avait l’intention d’aller souhaiter la bonne année à tous ses amis. Dans ce but, il s’était plongé dans les eaux pures du St‑Laurent, il [l’oiseau personnifie les auteurs du journal] s’était épivardé sur tous les sens, ses plumes étaient belles et nettes et ses pattes bien palmées. 1898, Le Canard, Montréal, 1er janvier, p. 4.

(Par ext., en parlant d’autres animaux). S’ébrouer, s’activer; gambader.

Du « New‑York Press », 5 mars : « Un couple de castors qui prend ses ébats dans ses humides quartiers, est le centre constant d’admirateurs. […] Ces deux petits animaux se donnent toujours quelque occupation, ne fût‑ce que de s’épivarder. […] » 1899, Le Soleil, Québec, 23 mars, p. 5.

Pays de la truite mouchetée, du saumon de l’Atlantique, du brochet, du canard et de l’outarde, qui viennent s’épivarder à portée de ligne ou de carabine, chasseurs et pêcheurs sont choyés par la multitude de pourvoiries et de ZECS. […] Vous verrez! Après un séjour dans cette région, la grandeur et la splendeur de Manicouagan resteront gravées dans votre mémoire. 1993, La Presse, Montréal, 24 mars, publireportage, p. 9.

La Nouvelle-Zélande s’est lancée dans l’élevage du chevreuil sur une vaste échelle. Ce n’est pas, comme en Europe, du chevreuil confiné dans de petits enclos et nourri de fourrage. Avec l’espace dont ils disposent, les éleveurs néo‑zélandais peuvent se permettre de laisser leur cheptel s’épivarder dans d’immenses propriétés, se nourrissant à même la végétation. 1994, La Presse, Montréal, 9 janvier, p. A6.

« Dans le but d’ouvrir à l’année, le Zoo de Granby choisit désormais ses pensionnaires en fonction de leur capacité à résister à la froidure. Les visiteurs ont donc la chance d’observer une panoplie d’animaux exotiques s’épivardant dans la neige. » 2014, Le Journal de Sherbrooke, 19 février, p. 17.

Aussi à Bassin, la fromagerie Les Biquettes à l’air porte bien son nom, à voir les chèvres s’épivarder dans l’enclos extérieur. Le chèvre frais est ici de rigueur […]. 2021, Le Devoir (site Web), Montréal, cahiers spéciaux (plaisirs), 29 mai.

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v. pron. Par métaph.Vieilli (En parlant de personnes). Faire sa toilette.

 (Par ext.en parlant de femmes). Se pomponner, faire sa coquette pour attirer l’attention.

Rem.Relevé dans plusieurs localités de la rive nord du Saint-Laurent à l’ouest de Saint-Ubald (Portneuf), à Saint-Isidore (La Prairie), à Saint-Félicien (Lac-Saint-Jean-Ouest) ainsi qu’aux îles de la Madeleine. Relevé aussi dans deux localités en Ontario (Alfred et Lafontaine); répandu en Acadie (voir PPQ 2090 et 1904x, NaudÎM, CormAcad).

Savoir s’habiller, voilà tout le secret. […] L’élégance ne marche pas toujours de pair avec la fortune, ce serait grande erreur que de le croire; au contraire, souvent, la plus modeste des ouvrières pourrait, sous ce rapport, faire envie à la plus cossue de ces dames, qui n’ont pourtant rien à faire qu’à s’« épivarder », comme disent les bonnes gens. 1903, Album universel, Montréal, 23 mai, p. 74.

(Acadie). Pauvre fille! Ç’avait point de parents; ça s’était quasiment élevée toute seule; ç’avait grandi en liberté, comme du chiendent. Mauvaise herbe pousse vite. Et aujourd’hui ça se fardait, et se pavanait, et s’épivardait, et… 1977, A. Maillet, Les Cordes-de-Bois, p. 49.

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v. pron. Par métaph.Fam. Aller s’aérer, se détendre; se secouer, se dégourdir.

Aller s’épivarder dehors, dans le parc. S’épivarder sur les greens de golf. S’épivarder sur les pentes de ski.

Rem.Relevé au Québec à la fin des années 1960 dans quelques localités de la rive nord du Saint-Laurent, entre Mont-Carmel (Champlain) et Saint-Sauveur (Terrebonne), à Sainte-Catherine-de-Hatley, anciennement Katevale (Stanstead), ainsi qu’aux îles de la Madeleine (voir PPQ 2090x et 2310). De nos jours, cet emploi est distribué partout au Québec.

En effet, nous sommes par ici dans un état de surexcitation capable de causer la mort à un jour d’avis. Mon organisme en est tout dérangé : et j’ai bien peur de passer de vie à trépas avant que le 17 septembre prochain n’ait frappé à la porte du Temps. Pourquoi le 17 septembre prochain, te demandes‑tu?... Ah! ça, c’est toute une histoire, que je ne te conterai pas, car ça serait trop long et je veux te laisser le temps de t’épivarder avant de pleurer ma mort prématurée! 1878, Le Perroquet, Sorel, 7 septembre, p. [4].

Les communistes se sont épivardé les méninges hier. Ils ont parlé aussi longtemps qu’ils ont voulu de tout ce qu’ils ont voulu. Applaudissements, huées, clameurs, hourras : « farme ta yeule, mon kriss », « t’as menti », « chou pour les fessisses », « on est de commeunisses n’z’aut, pis on a pas peur ». Une bonne assemblée « canayenne », où l’on se bat les cordes vocales avec frénésie. 1934, L’Illustration, Montréal, 26 novembre, p. 4.

Si ça te fatigue trop, mon vieux, de garder le restaurant, j’te défends pas d’aller t’épivarder dehors. Va faire un petit tour au Lion Rouge… ça te changera les sangs. 1939, Cl.‑H. Grignon, Le déserteur, 25 mars, p. 2 (radio).

Elle était monitrice d’un groupe de petites filles s’épivardant dans les bois de Saint-Gabriel de Brandon, et je ne savais pas où était le campement, et je me perdais dans les champs où sifflaient les marmottes. 1972, V.‑L. Beaulieu, Jack Kérouac : essai poulet, p. 175.

Le troupeau [des vacanciers] a envahi Pacific Beach. Ils sont là des dizaines à s’épivarder sur le bord de l’eau, à entretenir leur forme impeccable, à soigner leurs muscles striés à l’aide de jogging, de push‑up, de sit‑up, de Frisbee, de surf, de torsions de tronc, d’épaules et de fesses préalablement badigeonnées, il va sans dire, d’huile à la noix de coco. 1983, M. Proulx, Sans cœur et sans reproche, p. 131.

[L’activité physique] constitue peut-être un stress oxydatif en elle-même, mais par contre, elle améliore toutes nos fonctions : circulation, digestion, état émotif plus positif, etc., toutes des actions qui devraient améliorer l’efficacité de l’organisme. Alors, allez vous « épivarder » à l’extérieur! 2007, Bio‑Bulle, no 75, p. 18.

La pandémie vous a donné envie, comme à plusieurs, de fuir le tapage de la ville pour vous épivarder sur un plus grand terrain et entendre le chant des oiseaux? 2022, Métro Québec (site Web), culture (arts et spectacles), 12 juin.

Aller s’aérer, sortir de la maison parce qu’on a fait des vents. (DulCanad1‑2).

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v. pron. Par métaph.Fam. S’agiter, gesticuler en parlant.

 S’exciter en public, s’émoustiller pour se faire remarquer.

 S’affranchir des conventions, des convenances, des règles.

Regardez‑la s’épivarder devant le monde! Un homme qui s’épivarde avec une inconnue.

 Faire la fête, s’éclater.

Rem.Ces divers emplois ont été relevés ici et là à la fin des années 1960 dans la moitié ouest du Québec : Deschambault (Portneuf), Lavaltrie (Berthier) et dans quelques localités plus à l’ouest, dans la région de Sherbrooke, aux îles de la Madeleine, en Ontario, ainsi qu’en Acadie (voir PPQ 2164A et 2090x; NaudÎM, VeillÎM, p. 94; CormAcad). Depuis, l’usage de ces emplois s’est diffusé plus largement.

Certaine jeune veuve de Sorel (s’épivarde) un peu trop dans nos rues[.] 1922, Le Canard, Montréal, 31 décembre, p. 3.

Je suis pas contre ça, tu sais, Isidore, que tu cherches des petites distractions. Un homme peut pas toujours vivre dans la maison. Il faut qu’il s’épivarde un petit brin. 1939, Cl.‑H. Grignon, Le déserteur, 27 janvier, p. 3 (radio).

Elle l’a laissée [l’école] parce qu’on voulait plus d’elle! Puis on voulait plus d’elle parce qu’elle s’est trop épivardée avec le chansonneux de Montréal! 1952, J. Bernier, Je vous ai tant aimé, 24 mars, p. 3 (radio).

Il y a des femmes […] qui cherchent à décrocher la lune! Elles ont des époux, qui aiment leur foyer. Elles les trouvent alors trop tranquilles! D’autres ont épousé des Don Juan, des moins tranquilles qui aiment à s’épivarder sur les boulevards et dans les clubs de nuits, plus souvent qu’à leur tour! Elles ne les trouvent pas assez tranquilles! 1953, Le Samedi, Montréal, 7 mars, p. 7.

Le document gouvernemental suggère de libérer de certaines entraves légales les institutions financières québécoises – avant tout les caisses d’épargne et de crédit – de façon à élargir leur champ d’activité du côté notamment du financement des entreprises. La caisse pop du coin qui « s’épivarde ». Voilà qui risquerait de stimuler l’entrepreneurship de bien des petits investisseurs potentiels. 1980, La Tribune, Sherbrooke, 9 septembre, p. B2.

Dans la nuit du lundi précédent [sic] le tout premier match de la série contre les Whalers de Hartford, le soir où le Canadien s’est installé dans ses quartiers d’Alcatraz, trois joueurs du Canadien auraient profité du fait que Jean Perron dormait à poings fermés, pour s’épivarder un peu. 1988, La Presse, Montréal, 27 avril, sports, p. 5.

Florence se coucha avec la rage au cœur, bien décidée à ne pas retirer sa confiance à Émile. Il verrait bien, Arthur Grand-Maison, que dans la famille Beauchamp on respectait la parole donnée et qu’on n'allait pas s’épivarder avec la première venue, comme son frère Raoul! 1996, J. Poulin-Gagnon, L’Horloge aux souvenirs, t. 1, p. 124.

Quelque chose me dit que cet obsessionnel dah-dah-dah-dah n’est pas pour remédier aux vide-consciences que sont le Ritalin, les jeux électroniques et les vidéoclips. Au moins, avec les chansons quétaines et insignifiantes du genre YMCA ou Agadou, on peut toujours s’épivarder sur le plancher de danse de l’hôtel (quétaine) où a lieu la noce, et perdre quelques calories. 2000, G. Gourdeau, La répression tranquille, p. 60.

« Il est temps que les gens redécouvrent Marie Michèle […]. Il fallait dépasser l’image de l’ex‑chanteuse de Beau Dommage ou de la fille qui chante Noël! Dans son nouveau show, elle danse, elle s’épivarde, elle se fait aller, elle dit de petits monologues comiques que j’ai écrits avec elle. Voilà pourquoi son spectacle s’intitule Marie Michèle se défrise! » 2007, Le Soleil, Québec, 10 février, Arts magazine, p. A3.

Le film est pulsé, entre autres, par la relation tumultueuse entre Mère Augustine et sa nièce Alice. Pianiste douée, celle‑ci atterrit au couvent au milieu de l’année. Elle peut jouer du classique, mais aime improviser, s’épivarder dans le jazz, une audace que sa tante juge prématurée. 2015, Le Quotidien, Saguenay, 14 mars, p. 27.

Pierre, SVP, suis les conseils de ton ancien camarade de classe : je sais que tu as souvent envie de t’épivarder, mais SVP essaie de ne pas trop donner d’opportunités aux jaloux de la classe qui n’hésiteront pas à te « stooler » au professeur si tu fais des mauvais coups! 2020, Le Soleil (site Web), Québec, opinions (points de vue), 11 décembre.

v. trRare

C’est le temps des vacances, le moment de la détente est enfin venu. L’un de ces soirs de vacances profitez‑en pour aller vous amuser, aller « épivarder » votre cœur et votre esprit, à l’un des spectacles d’été du Centre national des Arts, à Ottawa. 1970, La Revue de Gatineau, 1er juillet, p. 10.

Elle n’avait jamais appartenu à ces créatures faiblardes que l’imagination épivarde, elle connaissait le poids du rationnel et du tangible. 1987, M. Proulx, Le sexe des étoiles, p. 277.

Par ext., S’exciter pour qqch.; se démener.

 S’exclamer; parler sans retenue.

Bien sûr, il y a un moyen infaillible d’écoper d’une suspension de 30 à 40 matchs. Fumer un petit joint de doux québécois vaudra trente matchs de suspension […]. Mais là, on s’épivarde pour rien puisque, bien entendu, personne ne touche à la drogue dans la Ligue nationale! 1993, R. Tremblay, La Presse, Montréal, 5 mai, sports, p. 4.

Les repas officiels au Sommet des Amériques sont régis par une multitude de choses, mais, entre autres, par une invention très aristocratique appelée protocole. […] De deux choses l’une, ou ils abusent d’une situation des plus agréables, ou l’ordre est de garder secret le menu définitif. Pour les cas où quelqu’un se rendrait chez le producteur de fines herbes pour les empoisonner! Vous trouvez que j’exagère? N’oubliez pas que le Château Frontenac a enfin son roi. Louis XIV est en ville et sa cour « s’épivarde » depuis déjà plusieurs semaines pour s’assurer que tout soit à sa convenance. 2001, R. Larrivée, La Presse, Montréal, 21 avril, p. B5.

On le vit de façon dramatique à la toute veille du référendum quand un fendant et pourfendant Jean-François Lépine fit « la job » à Daniel Johnson, tandis qu’un condescendant Bernard D[e]rome laissait Jacques Parizeau s’épivarder sans le moindre risque! Le « Réseau des indépendantistes » multipliait les émissions spéciales à prétextes péquistes! 2005, Le Droit, Ottawa, 10 septembre, p. 28.

La mise en scène a l’allure d’un test. Jean [Charest] veut savoir si Jeannette veut absolument voter. Or, je doute que Jeannette ait passé l’après-midi de dimanche à écouter un député péquiste s’épivarder. Que les Québécois aient perçu dans les seuls propos de Sylvain Simard la menace d’une crise politique susceptible d’aggraver l’instabilité économique. 2008, L. Larochelle, La Tribune, Sherbrooke, 28 octobre, p. 5.

« Je n’ai pas de photos de moi quand j’avais 12 ans. J’ai des diapositives, des négatifs de photos dans un petit carré blanc dans un carrousel qu’il faut mettre sur un projecteur qui marche au charbon en plus de monter un écran. ‘Tabarnanne’, il faut que je monte un kit de ciné-parc dans le salon pour montrer des photos de moi à ma blonde », s’épivarde-t-il en milieu du spectacle, un stand‑up de 90 minutes sans entracte. 2013, Le Quotidien, Saguenay, 21 novembre, p. 3.

[…] soixante jours après un apprentissage sans bavure, alors que je patrouille placidement entre mes rangées de tricoteuses comme à l’accoutumée, soudain, sans avertissement, […] l’orage éclate et me foudroie d’une lance qui lacère de profondes entailles chaque fibre de mon être […]. […] une vague, mais effroyable pression m’étreint et ma respiration, tantôt haletante, tantôt coupée, me fait dangereusement manquer d’air. […]. Ça cogne si fort dans ma poitrine que je vois déjà les vingt tisseurs du troisième palier se tourner tous dans ma direction et s’épivarder en chœur pour que je freine mes coups de cymbales étourdissants. 2016, N. Charbonnier, Une adolescence jouée à pile ou face, p. 199.

Il a enfilé quelques Brandys, on a discuté des prochaines élections, il a dit voter pour un parti créditiste inexistant, il a chopé un parapluie au café et s’en est retourné chez lui, clopin-clopant comme un déchainé. Doc a horreur à s’épivarder pour rien. Il n’a rien à dire. Je ne peux pas le forcer à parler, ni l’obliger à rester cloué à table. 2018, M. Lachance, Le spleen et l’idéal, Droit de parole, vol. 45, no 3, p. 8.

 (Variante). Acadie Se pivarder. Chercher à se faire remarquer.

Pouvait‑on s’imaginer que tout ce monde fringant‑là allait passer ses plus belles veillées d’automne, collé l’un sur l’autre, à se lorgner, et se pivarder, et se… Ah! y avait de quoi venir en foule à confesse, je crois‑ti’ ben! la veuve pouvait bien avoir raté son tour. 1973, A. Maillet, Mariaagélas, p. 83‑84.

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v. pron. Par métaph.Fam. (En parlant de personnes et de leurs productions). Se disperser, s’éparpiller.

S’épivarder dans toutes les directions. Radio qui s’épivarde dans tous les genres musicaux.

Rem.Fréquent dans les journaux.

C’est en quelque sorte la deuxième évolution de Roger Lemelin. Si toute sa vie il a travaillé à plusieurs choses à la fois, il assure aujourd’hui qu’il continuera ainsi, mais en tâchant de ne pas s’épivarder à gauche et à droite. Il tentera plutôt de s’occuper d’activités qui soient plus ou moins liées les unes aux autres. 1974, R. Martel, La Presse, Montréal, 2 février, p. D2.

Je n’ai pas trouvé de chambre à Luxembourg. Le Tour [de France] qui y entrera aujourd’hui, en fin de journée, le tour a réquisitionné jusqu’au dernier lit. Et comme chaque soir, la caravane devra s’épivarder dans un rayon de vingt, voire de trente kilomètres pour trouver à dormir… J’ai eu de la chance. J’ai trouvé pas trop loin. 1992, P. Foglia, La Presse, Montréal, 12 juillet, sports, p. 4.

Les intérêts et les besoins des uns et des autres sont si divergents, la pénurie si généralisée, que le milieu [muséal] est devenu une jungle. […] Comme il est plus facile de s’épivarder que de mettre de l’ordre dans le chaos, la tendance est de laisser faire et de demander plutôt aux musées de se financer autrement, de trouver d’autres partenaires, du secteur privé ou des municipalités. 1997, L. Bissonnette, Le Devoir, Montréal, 24 mai, p. B3.

« Cette année, nous voulions peaufiner le concept [du Festival de musiques militaires], explique‑t‑il. Le succès populaire remporté l’an dernier nous a prouvé que l’événement plaisait. Ce que nous voulons maintenant, c’est de bien le ficeler. C’est sûr que ma vision va plus loin... J’aimerais inonder la ville de musiques militaires! Mais le danger est de trop ‘s’épivarder’. Nous avons d’ailleurs resserré l’horaire », a‑t‑il fait savoir. 2000, Le Soleil, Québec, 19 août, p. D3.

Cette réforme [du curriculum d’études], ce renouveau si on préfère, est, comme d’ailleurs on la nommait tout au début, une réforme du programme d’études de l’école primaire et secondaire. Et en ne parlant jamais de cette réforme ainsi, en ne nommant pas ce qu’elle est d’abord, on se disperse, on s’épivarde dans des batailles secondaires, on manque l’essentiel. 2007, P. Inchauspé, Le Devoir, Montréal, 1er mars, p. A7.

À trop vouloir encadrer les invités, on freine leur spontanéité et les entrevues deviennent saccadées et déplaisantes à suivre. À trop les laisser s’épivarder, ça devient décousu et cacophonique. Pénélope McQuade a trouvé le bon dosage pendant sa première semaine en ondes. 2017, H. Dumais, La Presse, Montréal, 8 avril, arts, p. 3.

En transformation numérique, on veut arrêter de s’épivarder! Écoutez, on utilise 22 000 personnes, 4,3 milliards $ d’investissement. C’est dispersé autour de 290 projets. C’est trop! On n’avance pas. 2021, La Tribune (site Web), Sherbrooke, actualités, 16 décembre.

(En parlant de choses). Se ramifier, s’épanouir.

La nature s’épivarde [titre] Il y a peu de temps, un lecteur de PD [Progrès-dimanche] nous téléphonait pour nous annoncer que sa vache venait de mettre bas… Elle avait eu des jumeaux. C’est bien. Un peu plus tard, on nous faisait part de la surprise d’un amant de la nature qui avait retrouvé dans son potager un pied de tomates comptant plus de cents [sic] de ces fruits (ou légumes?)[.] 1977, Progrès-dimanche, Chicoutimi, 2 octobre, p. 31.

J’ai adoré ce service dégusté à la bonne franquette avec du pain. Des bébés légumes laqués (dont des carottes et des betteraves) s’épivardent dans le fromage frais et l’onctueuse purée d’aubergine qui l’accompagne. 2016, S. Bois-Houde, Le Soleil (site Web), Québec, Le Mag (restaurants), 30 janvier.

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v. pron. Fam. S’épivarder sur : s’exprimer très librement sur (un sujet); s’étendre inutilement sur, développer trop longuement (un sujet).

Dans le lot, je retiendrai pourtant le Non! de Louise Nantel, un texte qui commence bien, avec deux monologues bien sentis, mais qui s’épivarde un peu trop longtemps et longuement sur les malheurs de Dahlila Maschino. 1979, M. Dassylva, La Presse, Montréal, 9 mai, p. A16.

Mais cette production offensive, quoique très satisfaisante […], est accueillie par une moue plutôt intéressée, rien de plus. Celui que les joueurs surnomment « Sam » préfère parler en fonction de son trio au lieu de s’épivarder sur ses statistiques personnelles. 1983, Le Soleil, Québec, 21 octobre, p. C1.

Ces succulentes oubliées que sont les barbottes et les perchaudes ne connaissent pas, pour leur part, de limites de prises, pas plus que de saisons précises pour en profiter. […] Même si d’aucuns les relèguent au dernier rang social chez nos poissons, il n’en demeure pas moins qu’ils procurent des heures de détente bienfaisante à les pêcher au printemps. Et je ne m’épivarde pas sur leur saveur que la plupart d’entre vous connaissez bien. 1985, J.‑P. Arsenault, Le Nouvelliste, Trois-Rivières, 5 avril, p. 16.

Pour remédier au plafonnement actuel de la TA [traduction automatique] et au somnambulisme de son discours, on souhaiterait un dialogue constructif entre développeurs et traducteurs. Or, ce dialogue ne se fait pas. J’ai vu un panel consacré à cette question cruciale s’épivarder sur des questions comme « la TA est‑elle possible? », ou alors s’essouffler dès qu’on touchait des points plus essentiels. 1991, Circuit, no 34, p. 31.

Sans m’épivarder sur les mœurs de la spectaculaire espèce, je peux quand même vous dire que les oies blanches couchent dans les champs inondés de Baie-du-Febvre, mais qu’en bons touristes qu’elles sont, elles ne passent pas la journée dans la chambre d’hôtel à regarder la télé. 1998, F. Houde, Le Nouvelliste, Trois-Rivières, 21 avril, p. 5.

Mais le défenseur [d’une équipe de hockey] souhaite avant tout que son club fasse ses devoirs et retrouve la bonne vieille recette pour concocter le succès. « Notre sort est entre nos mains », a‑t‑il rappelé au lieu de s’épivarder sur les qualités et les forces de l’adversaire. 2006, Le Soleil, Québec, 20 avril, p. S8.

On comprend que certaines personnes auraient souhaité le garder à l’abri des regards indiscrets jusqu’à ce qu’on invite les médias à une conférence de presse où on nous aurait dévoilé le remède de cheval choisi pour sauver le malade condamné – lire DEM et Saint-Hyacinthe Technopole (SHT) – plutôt que de s’épivarder sur les causes du mal qui est en train de gruger ces organisations jusqu’à l’os. 2019, Le Courrier de Saint-Hyacinthe (site Web), opinion, 27 février.

On ne va pas s’épivarder sur ce régime matrimonial [= la communauté de biens], qui ne s’applique plus, par défaut, depuis 50 ans. Les mariés sous ce type d’union ont pour la plupart fêté leurs noces d’or. 2022, P.‑Y. McSween et P.‑A. Jetté, La facture amoureuse, p. 138.

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v. trVieilli Donner une verte semonce à, une violente réprimande; critiquer vertement (qqn ou qqch.).

Rem.Relevé dans BPFC 8/5, p. 179; GPFC, Bélisle1‑3.

Un ami me demandait, hier, pourquoi je ne répondais pas à l’éplucheur en chef d’un certain journal hebdomadaire de cette ville, qui depuis plus d’un an consacre une large part de ses colonnes de rédaction à épivarder les articles que je publie dans le « Soleil ». Le silence est la meilleure réponse à faire aux écrivailleurs de cette espèce. 1900, Le Soleil, Québec, 13 janvier, p. 11.

Il y a quelques mois, dans un moment où le « Chronicle » n’était pas de bonne humeur, le révérend correspondant se servait de ses colonnes pour épivarder de la belle façon l’organisation des fêtes du tricentenaire : l’Ange de la Paix lui-même ne trouvait pas grâce devant ses yeux. 1908, La Vigie, Québec, 19 septembre, p. 4.

Y’a assez longtemps qu’on est emplis [/] Pi qu’on s’laiss’ tirer des grimaces [/] Par des piss’-vinaigre accomplis; [/] Ça peut pu fair’, faut plus qu’ça fasse, [/] On a fini d’êtr’ des bonasses! [/] C’est notr’ tour d’les épivarder [/] Pi d’leur rire au nez en plein’ face : [/] L’temps s’morpione, i’ va grignonder! 1932, J. Narrache, Le Canada, Montréal, 23 décembre, p. 2.

NOTICE ENCYCLOPÉDIQUE

1. Un mot évocateur. Dans ses divers emplois, épivarder manifeste une capacité d’évocation remarquable qui se fonde sur l’image dynamique de l’oiseau en train de se nettoyer avec son bec ou de s’ébrouer dans l’eau ou la poussière. Ce verbe a acquis une grande plasticité sémantique, évoquant les divers mouvements de l’animal susceptibles d’être imaginés comme des comportements humains. La scène de la toilette de l’oiseau devient une métaphore dont les diverses interprétations peuvent se combiner dans une même phrase, rendant parfois difficile la définition contextuelle du mot. Par ailleurs, épivarder est perçu comme un mot amusant. Même Louis Fréchette, dont la réputation de censeur sévère de l’usage est bien établie, lui a découvert des charmes. En réponse à une question d’un lecteur de sa chronique de langage, il écrit : « ‘Épivarder’ est un mot provincial, très joli et très expressif, mais qui malheureusement n’a pas encore percé au point de se trouver dans les lexiques. Il s’y glissera sans doute un de ces jours. » (La Presse, Montréal, 30 octobre 1897, p. 3). Épivarder figure dans Le Petit Robert depuis 2007.

2. Un mot témoin. Les divers emplois du mot épivarder sont connus dans la moitié ouest du Québec. Dans la partie est, les locuteurs le connaissent vaguement et peuvent difficilement en donner une définition. Il est cependant bien implanté en Acadie. Or l’Ouest du Québec et l’Acadie ont reçu une majorité d’immigrants venant des provinces du Poitou et de la Saintonge (Ouest de la France), alors que ceux s’étant installés dans la moitié est du Québec sont surtout issus des provinces du Nord-Ouest et du Centre. Épivarder compte ainsi parmi ces mots dont l’aire d’emploi au Canada illustre particulièrement bien la correspondance entre les origines du peuplement et les usages linguistiques régionaux (voir Histoire).

Histoire

Mot hérité des provinces de l’Ouest de la France, formé à partir de pivart, variante phonétique de pivert, désignant à l’origine le pic vert d’Europe (Picus viridis). Pivart s’est implanté au Canada à l’époque de la colonisation (relevé dans PotierH 122) et c’est ce terme qu’avait adopté Le Naturaliste canadien (1870, vol. 2, no 10, p. 287) pour désigner l’oiseau nommé aujourd’hui pic flamboyant ou pic doré (Colaptes auratus). Dans la France de l’Ouest, s’épivarder (qui résulte de se pivarder, par suite d’une agglutination de la voyelle du pronom personnel), a été utilisé avec le sens de « faire sa toilette » (en parlant des oiseaux) et dans quelques autres emplois qui permettent de croire que certains des sens métaphoriques enregistrés au Québec et en Acadie ne sont pas de pures innovations canadiennes.

1Depuis 1896. Répandu dans les parlers du Poitou et de la Saintonge et relevé sporadiquement en Touraine et dans le Bas‑Berry, qui sont des régions voisines du Poitou (v. ChauvLex 55‑56; ALO 645 ; MinVienne2 : « se nettoyer, se lisser, s’éplucher les plumes avec le bec, en parlant des oiseaux et spécialement des volailles »). Le FEW distribue les attestations du mot sous trois étymons : pīcus 8, 432b, qui est à l’origine du mot pic désignant l’oiseau (d’où pic vert > pivert > pivart); spīca 12, 174a, qui a donné épi (autrefois espi); et *spehon 17, 175a, auquel se rattachent les mots espion, espionner. Il semble s’être produit des rencontres entre ces divers mots à initiale semblable. On trouve en effet espivarder au sens de « épier, guetter » au XVIe siècle sous la plume d’un auteur du Maine (v. Huguet); en rapport avec épi, le verbe épivarder s’est employé dans le parler saintongeais au sens de « dépouiller de ses enveloppes l’épi de maïs », en plus de signifier, en emploi pronominal, « s’éplucher (en parlant de la volaille) » (v. JônSaint). S’il s’agit toujours du même mot, et non d’homonymes, ces données mènent à la conclusion que l’emploi de épivarder en parlant de l’oiseau est relativement ancien. S’épivarder est connu également en Louisiane dans le même sens qu’au Québec (aussi sous la forme d’origine pivarder), ce qui confirme son ancienneté en Amérique du Nord; cf. l’exemple suivant enregistré dans DLF : Les poules étaient après s’épivarder dans la cour après la pluie. En parlant d’animaux autres que des oiseaux, depuis 1899; la variante se puvarder (« i s é puvàrdé ») a été relevée en 1968 en parlant du castor et du rat musqué dans les îles de Berthier-Sorel, en amont du lac Saint-Pierre (v. SoltSor, p. 188). 2Depuis 1903. Cet emploi métaphorique est sans doute un héritage de France. L’emploi par extension (« faire sa coquette pour attirer l’attention ») pourrait en effet être mis en rapport avec le sens de « se donner des airs, se requinquer, faire le beau », relevé dans le Poitou (v. BeauchPoit). 3Depuis 1878. Paraît être une innovation canadienne. 4Depuis 1922. Probablement une innovation canadienne qui aurait pour base des usages provinciaux de France. S’épivarder a été employé par un ministre belge, en clin d’œil au parler québécois : Avec tout ce que nous avons connu, si nous pouvions aller dans une discothèque et s’épivarder [s’agiter de façon à se faire remarquer] un peu, ce serait très agréable (rapporté dans Le Monde, Paris, 20 juin 2020, p. 18). Le substantif épivardé, épivardée), depuis 1982. 5Depuis 1984. Possible héritage des parlers de France, du moins en parlant de choses concrètes (les autres emplois paraissent être propres au français québécois). Le mot est attesté chez Pierre Loti (né en 1850, en Aunis, ancienne province qui fait partie de l’aire d’où provient s’épivarder) et chez d’autres romanciers français qui l’utilisent au sens de « s’éparpiller », en parlant de l’eau qui jaillit d’une fontaine ou d’une source (v. L. Bovet, Québec français, 2013, no 170, p. 22‑23). 6Depuis 1979. Cet emploi pourrait découler en partie d’une attraction paronymique du verbe épiloguer, de sens similaire (v. Usito : épiloguer sur « faire de longs commentaires, souvent superflus, parfois malveillants, sur qqch. »). 7Depuis 1900. Cet emploi pourrait avoir été hérité de la Saintonge, où l’on relève épivarder au sens de « dépouiller de ses enveloppes l’épi de maïs ». Puisqu’au Québec, le verbe éplucher a pris le sens figuré de « malmener en paroles » (v. GPFC), il est possible que le même phénomène se soit produit pour épivarder en Saintonge. En Louisiane, les verbes pivarder et épivarder ont pris des sens particuliers. Ils sont définis par « to chase away, to frighten » : (é)pivarder les poules (v. DugStJam, DaigleJeff, JeansAv; DLF). Le louisianais atteste en outre un adjectif (é)pivardé au sens de « surpris, dominé par la peur », qui paraît découler de l’emploi précédent. Ces emplois présentent un certain rapport avec l’emploi transitif de épivarder « donner une verte semonce à ». Ce rapprochement peut indiquer que ces développements sémantiques ont une origine française. Épivarder a connu en France un enrichissement sémantique (cf. les sens 2, 4 et 5) qui peut avoir joué un rôle dans la genèse des nombreuses acceptions métaphoriques que connaît le mot dans les français du Canada.

 épivardage; épivardé, épivardée.

Nouvelle entrée de la deuxième édition

Dernière révision : mars 2023
Pour poursuivre votre exploration du mot épivarder, visionnez notre capsule vidéo Dis-moi pas!? et consultez cet article d’une ancienne membre de l’équipe du TLFQ.
Trésor de la langue française au Québec. (2023). Épivarder. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 28 mai 2024.
https://www.dhfq.org/article/epivarder