CHICANE [ʃikan]
n. f.
Fam.Différend pouvant mener à un échange de paroles inamicales, hostiles, parfois même de coups.
SYN. dispute, (plus soutenu) querelle.
Une chicane d’amoureux, de ménage. Une petite, une grosse chicane. Ne pas se mêler des chicanes de famille. Des chicanes d’argent.
Chicane de clocher, de paroisse : différend à propos d’intérêts purement locaux.
Chicane de clôture(s) : différend portant sur la délimitation de propriétés.
Pays de chicane : pays où les habitants sont enclins à se quereller.
La chicane est prise, très fam.est pognée, a pogné. Peut signifier qu’il y a échange d’insultes, de coups ou qu’il y a dissension, qui risque de se prolonger, entre deux ou plusieurs personnes.
La chicane : climat de violence verbale ou physique.
Ne pas aimer la chicane.
VieilliEngendrer chicane; cour.mettre, partir, commencer la chicane, faire de la chicane. SYN. semer la zizanie. Chercher, vouloir la chicane : avoir un comportement susceptible de faire naître des disputes.
Être en chicane (avec qqn) : être fâché, être en froid avec lui.
Ça va finir en chicane, se terminer par un désaccord, une dispute.
Plais.À la prochaine chicane! : formule de salutation en quittant qqn que l’on a l’intention de revoir.
Les biens des Jesuites et un impot de quatre pences en addition sur chaque gallon de Rum [sic] qui rentrent [sic] dans la Province, formeroient une [sic] revenu suffisant tant pour les Ecoles des campagnes que pour les Colleges et Hôpitaux &c. les frais de collection en seroient peu dispendieux et la distribution des deniers facile, cela éviteroit les repartitions qui causent toujours des chicanes dans les paroisses. 1818, Le Canadien, Québec, 14 février, p. 142.
J’ai l’espérance de faire quelque chose de mon Baptiste; il faudra qu’il travaille avec Augustin. […] Il en a dejà [sic] trop fait pour nous faire honte; j’ai appris qu’il étoit toujours en chicane dans la cuisine et que les sacres ne lui coûtoient pas cher […]. 1839, Lettre de M. Demers à Fr.‑N. Blanchet, Colombie anglaise, Archives de l’archidiocèse de Québec,36 CN. I : 117. 4 novembre (corpus Vézina).
Sir Etienne occupait le poste éminent de premier ministre, et l’honorable M. Morin mettait la dernière main à la codification des lois du Bas-Canada, lorsque Dieu les a appelés à lui. Et dans ce pays de chicanes parlementaires, où les hommes s’usent si vite, il est beau et plein d’enseignement de voir que le temps n’a fait qu’ajouter un lustre nouveau au mérite de ces deux hommes. 1865, Revue canadienne, vol. 2, no 8, p. 499.
Un murmure court dans la pièce... On a le pressentiment d’une querelle sérieuse... Chacun se retire. La mère Labourique [l’hôtelière] dit : Pas de chicane ici!... Attention à mes verres!... 1877, P. LeMay, Le pèlerin de Sainte Anne, t. 1, p. 75.
Du train dont ça va [=Au train où ça va], faisait remarquer un avocat qui ne sera probablement pas le dernier à s’en plaindre, on peut prévoir, à la suite de ces chicanes de clôtures qu’il va y avoir à l’automne, une quantité d’actions en bornage, si l’on se base sur le nombre des querelles qu’engendrent les lignes de démarcation. 1933, Le Soleil, Québec, 8 juillet, p. 13.
J’ai dû, pour régler une chicane, tirer une ligne de bornage, montrer l’étoile [du Nord], délimiter sur le seul point immuable du ciel. Mais les passions ne se laissent pas enclore par la géométrie. 1943, F.‑A. Savard, L’abatis, p. 48.
À la danse, samedi soir dernier au Cercle Universitaire, on s’est amusé ferme malgré une pluie diluvienne qui s’abattait à l’extérieur. […] Enfin, félicitations aux membres du comité de la danse, beau travail! et, à la prochaine chicane! 1956, Le Quartier latin, Montréal, 11 octobre, p. 7.
(Acadie). Ils travaillont durant tous les Avents à ragorner des bebelles de porte en porte pis à les ramancher, parce que les enfants d’en haut étiont pas pour bailler aux pauvres leux bounes affaires. Ça fait que le jour de la distribution, y avait un petit prône du curé qui finissait tout le temps par : « Aimez-vous les uns les autres! » pis la chicane prenait. Vous compornez, ces enfants qui receviont un aroplane qui vole pus ou ben une petite catin-qui-pisse qui pisse pas, ils se mettiont à brailler et ça finissait en jeu de chiens. 1971, A. Maillet, La Sagouine, p. 24.
Tu te rappelles? Notre enfance à toutes les deux, nos mois d’août, nos randonnées, les escalades avec le gros Pierre et Ti-Louis, et puis les étés d’après, si rapides! Ce soir, je me souviens de tout en respirant les odeurs de lilas et de muguet. Ange, je m’ennuie de toi, je m’ennuie même de nos chicanes. 1989, R. Lalonde, Le diable en personne, p. 40.
À seize ou dix-sept ans, le sport du samedi soir, c’était d’aller voir les batailles à l’Auberge de la vallée, à Sainte-Angèle. Souvent l’hôtel se vidait deux fois dans la veillée. Une grosse chicane et tout le monde était debout sur les tables, pour ne rien manquer. 1996, M. Gagnon, L’observateur observé, p. 153.
Dans une vie antérieure, j’ai dû habiter un pays de chicane. J’adore la page des Idées du Devoir quand s’y déroule une bonne bagarre, il m’arrive même de susciter des participations à ces pugilats. 1997, L. Bissonnette, Le Devoir, Montréal, 18 et 19 janvier, p. B3.
J’ai sorti les emplettes en rêvant de sacs à dos et de voyages sur le pouce vers nulle part! Pis la chicane a pogné... Gabrielle a volé le dinosaure de Lou. Lou a tiré Gabrielle par les cheveux. Gabrielle est tombée et s’est mise à pleurer. Lou a eu peur que je la gronde et a pleuré aussi... 2010, V. Fortin, Journal irrévérencieux d’une mère normale, p. 21.
– Y’a pas de mal, mon beau. J’y peux rien. J’ai jamais eu d’enfants, je suis en chicane avec mes sœurs depuis longtemps, mon mari est mort d’un accident quand j’avais trente ans. Je suis vieille, je suis seule, je fais des mauvais coups de temps en temps, mais je suis pas malheureuse pour autant! 2017, M.‑O. Gasse, Du cœur à l’établi, p. 241.
On anticipe déjà les pleurs de fin d’été quand on devra vous quitter gang de fou [sic]! Merci énormément d’avoir embarqué dans nos folies, d’avoir partagé tous ces moments avec nous et d’avoir été aussi formidable [sic]. Vous étiez un groupe extrêmement beau cette année; on apprenait littéralement de nouvelle chose [sic] sur vous à chaque jour! À la prochaine chicane les kids. 2018, Le Sommet, Saint-Ferréol-les-Neiges, septembre, p. 9.
RareSac à chicane. (En parlant de qqn). Qui cherche constamment la dispute, avec lequel il est difficile de s’entendre.
C’est un sac à chicane.
(Hapax). Vider le sac à chicane : dire ce qu’on a sur le cœur sans détour.
Il eût été mieux de parler, de vider, une bonne fois, le sac à chicane. Marie saurait tout comprendre... et... 1937, F.‑A. Savard, Menaud, maître-draveur, p. 121.
Région.Clôture en chicane : clôture construite en zigzag.
Abritée des vents d’est, ouverte au soleil, baignée par les eaux toujours calmes de l’anse, la maison McGrearty se dresse au milieu des magnifiques prairies qui s’inclinent sur elle. On y observe aussi des clôtures dites « en chicane » qu’on retrouvera fréquemment autour de Carleton et de New Richmond. 1978, P.‑L. Martin et G. Rousseau, La Gaspésie de Miguasha à Percé, p. 55.
(Dans une expression). Pas de chicane dans la (ma) cabane! : formule pour inciter à cesser les hostilités ou pour constater que la paix, le calme règne ou a régné. Il y a de la chicane dans la cabane : formule pour constater une situation où la discorde règne.
Rem. On relève de nombreuses variantes de l’expression où on lui ajoute une deuxième proposition construite sur le même modèle : pas de chicane dans ma cabane, pas de cochon(s) dans mon salon; pas de chicane dans la cabane par rapport à la bonne femme; pas de chicane dans ma cabane, pas de bataille dans la paille; etc. Ces variantes demeurent relativement rares à l’écrit.
La question du trottoir est maintenant déclarée dans l’ordre. Alors commence le désordre, tout le monde voulant parler et personne ne voulant écouter, – Le maire [:] Holà! Holà! mes associés pas de chicane dans la cabane s’il vous plaît, hé! […]. 1880, Le Vrai Canard, Montréal, 7 février, p. [3].
Pas de chicane dans la cabane. Ce n’est ni l’Étendard, ni le Star qui ont remis en circulation la nouvelle que Mgr Fabre serait fait cardinal : c’est le N. Y. Press. Et c’est le Canada qui a traduit [l]e confrère américain et vulgarisé le racontar en terre canadienne. 1891, Le Canada, Ottawa, 16 avril, p. [2].
Le vieux sacra le paquet de peanuts derrière lui en disant : « Qu’ils viennent plus me bâdrer, c’est ben mieux pour eux parce que je vas leur étamper mes jointures sur la gueule. « Pas de chicane dans la cabane, pas de bataille dans la paille, » dit la bonne femme en se secouant. 1901, Le Canard, Montréal, 26 octobre, p. 2
Mon cher Ladébauche, me dit alors le compatriote de Jean Prévost, y a de la chicane dans la cabane. 1912, La Presse, Montréal, 17 février, p. 4 (chron. humor.).
Vous avez dû vous apercevoir par ma lettre, que je ne me suis pas caché dans les fardoches. Moé, je suis pour qu’on se présente dans son costume naturel. Si les Canayens avaient toujours été comme ça, cré tac, il y aurait moins de chicane dans la cabane et tout le monde ne s’en porterait que mieux. Ah! la franchise [...]. 1919, La Patrie, Montréal, 14 juin, p. 17 (chron. humor.).
– Philémon : C’est ça qui a de beau à la pêche, jamais de discussion, toutes des hommes ensemble, pas de chicanes dans la cabane. 1940, Cl.‑H. Grignon, La rumba des radio-romans, 6 mars, p. 3 (radio).
– Constable : Qu’est-ce qui se passe? Pas de chicane dans la cabane. Vous êtes pas dans une arène de boxe icitte. 1962, R. Lemelin, La famille Plouffe, 25 juin, p. 6 (radio).
Sans compter que la semaine dernière, j’ai dû aller souper au restaurant deux soirs de suite, car mademoiselle faisait faire des travaux d’électricité chez elle et on avait coupé le courant. En somme, la chicane est dans la cabane; je ne resterai pas là trente ans, je vous en passe un papier. 1989, Y. Beauchemin, Juliette Pomerleau, p. 592.
Chicane dans la cabane [titre] Une histoire abracadabrante secoue le quartier Petite-Patrie. Une bataille entre des locataires et leur proprio prend des proportions telles, que des politiciens ont dû s’en mêler. 1993, Voir, Montréal, 1er avril, p. 10.
Pas de chicane dans ma cabane! [titre] On en [sic] est pas à la première et sûrement pas à la dernière chicane de fédération! Mais là, le conflit qui oppose deux associations de karaté du Québec dérange! Tellement que la direction des sports au ministère des Affaires municipales a décidé de s’en mêler. 1997, Le Droit, Ottawa, 7 mars, p. 60.
Pour une fois, les Canadiens des provinces anglophones auraient eu parfaitement raison de demander : « What does Québec want? » Et on aurait été forcé de répondre : la chicane dans la cabane. 1997, M. Gratton, Le Droit, Ottawa-Hull, 25 mars, p. 17.
Comme vous le dites souvent, au Québec, on est « tannés des maudites chicanes ». Même [le chef d’un parti adverse] semble reprendre vos mots, car chaque fois qu’il ouvre la bouche, il répète qu’il est temps de tourner la page sur les « vieilles chicanes ». On devrait revenir au bon vieux dicton : « Pas de chicane dans ma cabane, pas de tracas dans mon Canada. » 2013, Le Soleil, Québec, 2 mai, p. 23 (lettre).
– Voilà! s’écria Simone. C’est en plein ce qu’elle désire : elle veut vous déstabiliser, les filles! Et elle réussit en plus! Flavie, tu ne sais pas quoi lui répondre et toi, Évelina, tu « pognes » les nerfs après elle. Ne vous occupez pas de Georgina, tout simplement! – Bon, c’est correct, la maîtresse d’école! On essaiera ça la prochaine fois. Pas de chicane dans ma cabane… 2017, M. Pion, Les infirmières de Notre-Dame, p. 122.
Disparu Pays de chicane : territoire accidenté favorable aux attaques par embuscade.
11 7bre [=septembre] – À 6 heures du matin, nous avons été visiter les postes de la Chute, du Portage, de Mr de St‑Martin et de Mr de Contrecœur. [...] Tout le pays que nous avons parcouru, allant par le chemin de la droite et revenant par celui de la gauche, est un pays de montagnes, de précipices, tout-à-fait pays de chicane et de coups. Revenus à Carillon à 2 heures. 1756, L.‑A. de Bougainville, Journal de l’expédition d’Amérique commencée en l’année 1756 le 15 mars, Rapport de l’archiviste de la province de Québec pour 1923‑1924, p. 225.
Histoire
Depuis 1818, mais peut-être dès 1765 environ dans une source louisianaise dont le contexte est insuffisamment explicite pour qu’on puisse déterminer le sens de l’attestation avec certitude : Le fort de la droite depuis 1753 <la droite> [a] commencé a ce peupler d’habitans et est commandé par un officier subalterne qui possede la lange allemande […], sous les ordres du premier qui a toujours scû maintenir l’habitans sans chicanes (É. M. de Vaugine de Nuisement, dans P. Rézeau et collab. (éd.), Journal de Vaugine de Nuisement, 2005, p. 21). Cet emploi étant également en usage en Louisiane avec le même sens qu’au Québec (v. DLF), on peut présumer que son origine remonte à une époque antérieure au XIXe s. Dès le XVIIe s. sous le régime français, chicane – déverbal de chicaner – est attesté dans la colonie canadienne pour désigner, dans le domaine du droit comme en France, une difficulté soulevée dans un procès sur un point mineur dans le but d’embrouiller l’affaire (emploi attesté en français depuis le XVIe s., v. TLF), puis, plus généralement et en mauvaise part, la procédure, un procès (emploi attesté en français depuis le XVIIe s.; v. ibid.). Chicane se dit aussi, plus largement, d’une querelle, emploi également attesté en France (v. TLF; RobHist et Robert (en ligne) 2024‑11), mais de façon peu fréquente – de nos jours, les sens les plus usités y semblent être ceux en lien avec une réalité concrète, dont « passage en zigzag matérialisé destiné à réduire la vitesse des voitures » (v. Robert (en ligne) 2024‑11 et Eureka.cc) –, alors qu’au Québec et dans le reste du Canada français, il fait partie de l’usage courant; il ne se dit pas uniquement d’une querelle de mauvaise foi, contrairement à ce qu’indiquent certains dictionnaires (v. p. ex. DQA 1992, Multi 1998 et Robert (en ligne) 2024‑11). Le fait qu’au Québec chicane présente de manière générale la même syntagmatique que ses synonymes querelle ou dispute en France – cp. les loc. querelle de clocher, de paroisse; querelle de famille; dispute d’amoureux ou les expr. chercher, aimer la dispute; avoir une querelle avec qqn, etc. (v. PRobert) – est en outre révélateur de sa grande fréquence. En plus de sa fréquence plus élevée au Québec, l’emploi québécois se distinguerait également par une extension un peu plus large, par laquelle il peut s’appliquer à une dispute ou à un différend important (v. Usito), alors qu’en France, chicane serait réservé à une « [q]uerelle futile, de peu d’importance ou portant sur un détail » (ibid.), si l’on se fie à la définition qu’en donne PLar 2021 (« Querelle de mauvaise foi, sur des détails »). Dans la mesure où d’autres dictionnaires français définissent chicane simplement par querelle, mot qui peut renvoyer à des différends importants (v. DG, Robert (en ligne) 2024‑11 et Académie, 9e éd., s.v. chicane et querelle), cette distinction sémantique entre l’usage québécois et l’usage français de chicane paraît peu assurée. Quelques attestations trouvées dans la presse française montrent d’ailleurs que le mot peut y être employé à l’occasion dans un sens qui semble correspondre au sens en usage au Québec (v. p. ex. : le circuit français [de Formule 1] du Castellet en pleine chicane avec ses riverains [titre] […] Le projet […] de ressusciter la mythique enceinte du Castellet sous la forme d’un « circuit d’essais de la F1 », provoque une levée de boucliers de riverains, qui en dénoncent les nuisances sonores (Agence France-Presse, Infos Economiques (site web), Paris, 2 octobre 2001). Par ailleurs, RobHist fait une erreur en mentionnant qu’un « développement original de chicane et chicaner, en français québécois, correspond à l’idée de "tracasser, ennuyer" », erreur de signifiants, semble-t-il : ce développement se rapporterait plutôt au v. chicoter, traité sous la même entrée chicaner. Sac à chicane, depuis 1917 (JutrParl 176). En dépit de la rareté d’attestation de cette locution, elle serait peut-être à rapprocher de la loc. sac de procès, ou absolument sac, qui, autrefois, désignait un sac qui contenait toutes les pièces d’un procès, emploi qui, par ailleurs, est à l’origine de nombreuses expressions figurées dont vider son sac et l’affaire est dans le sac (v. RobHist; v. aussi GodCompl qui cite ce passage : J’avois mon sac de plaidoyries [/] Tout remply de chicaneries); chicane aurait d’abord été ici le terme de procédure (v. ci-dessus) pour être maintenant compris au sens élargi de « querelle ». Pour désigner une personne chicanière, cp. des emplois analogues signalés dans Guérin : sac à paroles « homme d’un bavardage extravagant » et sac à paradoxes « homme inépuisable en paradoxes ». Clôture en chicane, depuis 1951 (dans SPFCNGL‑4). D’après la loc. en chicane « en zigzag » (v. Robert 1985 et GLLF). Pas de chicane dans la cabane, depuis 1880, est une innovation québécoise construite à partir du syntagme dans la cabane, qui signifie, dans la langue familière, « dans la maison; par ext., au sein de la famille, du groupe, de l’organisation », et du mot chicane, associé à cabane en raison de la rime en ‑ane. Pays de chicane, depuis 1756. Il semble s’agir de la plus ancienne attestation de cet emploi. Celui-ci a été relevé au milieu du XIXe s. par les lexicographes français; la citation de Bougainville a d’ailleurs probablement été à l’origine de la définition qu’ont donnée AcCompl 1842 et Larousse 1866 de pays de chicane (v. FEW tšikk‑ 132, 366a).