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CASSE-CROÛTE [kɑskʀut]
n. m.

Rem.

Le plus souvent invariable.

  

Petit restaurant bon marché qui offre des plats peu élaborés et des rafraîchissements qu’il faut général. demander au comptoir.

2015, TLFQ, Casse-croûte [photo], Mauricie.

Manger dans un casse-croûte. (En apposition). Bar, café casse-croûte.

Rem.1. En concurrence avec snack-bar (ou snack) qui est critiqué au Québec (usuel en France). 2. Casse-croûte se dit en France d’une collation, d’un petit repas léger, emploi qui commence à être connu au Québec.

 quick lunch.

Les Deux Records, comme la plupart des petites boîtes de ce genre dans le quartier, était moins restaurant que tabagie, bar casse-croûte et débit de liqueurs douces, de crème glacée, de gomme à mâcher. 1945, G. Roy, Bonheur d’occasion, p. 51 (dans l’éd. de 1978, p. 42, on trouve : tabagie, casse-croûte et débit de boissons non alcooliques).

Cela s’appelait vivre en beauté. Je n’y voyais qu’un décor de théâtre où nous jouions un rôle cent fois repris. Aurait-on pu poursuivre la représentation au casse-croûte voisin? Non, les reines ne vont pas au snack-bar et je croyais si fort en ton royaume! 1969, M. Mailhot, Le fou de la reine, p. 43-44.

Depuis plusieurs mois, cette fromagerie vend environ 50 pour 100 de sa production de fromage en grain à des petits casse-croûte et à des roulottes installées le long des routes. 1982, Le Soleil, Montréal, 10 février, p. B5.

De nos jours, la grande majorité des pâtisseries vendues improprement sous le nom de « beignes » dans des casse-croûte spécialisés auxquels s’ajoute un comptoir de commandes à emporter, sont des beignets. 1984, Th. Villa, Guide de rédaction des menus, 3e éd., p. 72.

Elle a envie d’un souvlaki chez Sopho, un casse-croûte si petit avec ses quelques tabourets coincés entre le comptoir et la vue sur le trottoir qu’elle l’a adopté, ce que le patron lui rend en lui confectionnant avec un soin galant sa spécialité. 1990, R. Ducharme, Dévadé, p. 27.

Histoire

Depuis 1945. Emploi qui paraît avoir été créé à partir du sens de « petit déjeuner sommaire », qui figure dans les dictionnaires de France depuis 1898 (v. TLF), dans le but d’éviter les anglicismes quick lunch (déjà installé dans l’usage depuis le début du XXe siècle) et snack-bar (attesté au Québec depuis 1949, dans Le Devoir, 21 juillet, p. 7). Bien que cet emploi de casse-croûte soit inconnu en France, certains dictionnaires bilingues l’enregistrent sans marque (p. ex. Harrap 1985 : « snack counter (in public house); café serving snack meals »; par contre présenté avec la mention « Can » dans CollinsR depuis 1979, s.v. casser, parmi les composés).

Version du DHFQ 1998
Pour poursuivre votre exploration du mot casse-croûte, consultez notre rubrique Les fins mots de l'histoire
Trésor de la langue française au Québec. (1998). Casse-croûte. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 13 avril 2024.
https://www.dhfq.org/article/casse-croute