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CANCER [kɑ̃sɛʀ]
n. m.

1

VieilliCancer de pipe : syn. de chancre2 de pipe.

Rem.Relevé surtout au Saguenay–Lac-Saint-Jean ainsi que dans le Bas-Saint-Laurent.

VieilliGoitre.

2

Fam.Voiture qui ne vaut pas ou plus grand-chose, qui est bonne à mettre à la ferraille, en raison de son grand délabrement, de son mauvais fonctionnement.

Vieux cancer.

 bazou.

Vois-tu, ch’us propriétaire d’une cour de scrap, han... pis des fois, j’ai besoin d’chars, tu comprends? J’ai besoin d’chars... mais pas des minounes là, des bons chars, t’sais. Les cancers, ça m’intéresse pas. 1974, R. Plante, La débarque, p. 26.

[...] j’suis prêt à gager mon assortissement de chemises de Hong-Kong qu’il doit brûler autant d’huile que de gaz, ton maudit bazou... [...] Il vaut plus rien ton cancer. Rien... 1975, J. Barbeau, Une brosse, p. 31.

Histoire

1Depuis 1973 (d’après Lavoie 2482). Le mot cancer, doublet savant de chancre2, a eu cours en français depuis 1478 jusqu’à la fin du XIXe s. pour désigner toute forme de tumeur, de maladie rongeante; il s’est spécialisé depuis pour désigner une tumeur maligne, un néoplasme (v. Robert 1985, RobHist, TLF, s.v. cancer2, et FEW cancer 2, 176a; v. aussi Fur 1690 et Larousse 1866). 2Depuis 1970 (Barbeau2 189).

Version du DHFQ 1998
Trésor de la langue française au Québec. (1998). Cancer. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 20 février 2024.
https://www.dhfq.org/article/cancer