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BLEUETIER [bløətje]
n. m.

  

Arbrisseau ou petit arbuste à tiges multiples du genre Vaccinium (famille des éricacées) poussant généralement dans les sols sablonneux, tourbeux ou rocheux, ainsi que les brûlis, et produisant le bleuet.

Rem.1. Parfois écrit bleuettier, graphie rendant probablement compte d’une prononciation [bløɛtje]. 2. Bleuetier appartient plutôt à la langue technique. Dans l’usage courant, on emploie surtout bleuet, notamment dans le syntagme plant de bleuet. 3. Terme recommandé en 1984 par l’OQLF (voir GDT, s.v. bleuetier).

Plantcultivar (« variété destinée à être cultivée, issue d’une mutation, d’une sélection ou d’une hybridation »), variété de bleuetierUne plantation de bleuetiersBleuetier nain (Vaccinium angustifolium), bleuetier géantbleuetier en corymbe (Vaccinium corymbosum), RAREbleuetier fausse-myrtille (Vaccinium myrtilloides).

À cela viennent s’ajouter plusieurs variétés de petits arbres fruitiers comme des buissons de framboisiers, de cassis, de groseilliers à fruits rouges, de groseilliers maquereau, de bleuetiers en corymbe (bleuetiers géants), de bleuetiers semi-nains et de bleuetiers nains. 1980, Le Richelieu agricole, Saint-Jean[-sur-Richelieu], 26 février, p. 3.

La région de la Sagamie (Saguenay-Lac-St-Jean) s’avère de loin le principal producteur de bleuet [sic] au Québec. […] Cependant, la productivité biologique du bleuetier nain demeure faible et fluctue avec les aléas des facteurs naturels comme les variations du climat, la faible pollinisation ou l’envahissement de plantes compétitrices. 1984, G. H. Lemieux et M. Labonté, La télédétection thermographique et multispectrale appliquée à l’inventaire et à l’aménagement intégré des bleuetières de la Sagamie, Actes du 8e Symposium canadien de télédétection, p. 476.

Le bleuetier en corymbe (Vaccinium corymbosum L.), aussi appelé bleuetier géant est peu cultivé au Québec. […] On le retrouve également à l’état sauvage, plus particulièrement dans les terrains marécageux de la partie sud de la province. Il a souvent le même habitat que le bleuetier nain (Vaccinium angustifolium Aiton) avec lequel il s’hybride pour donner une gamme de plants qui ressemblent plus ou moins à l’un ou l’autre des parents. 1987, M. J. Lareau, La culture du bleuet au Québec, p. [1].

« […] Les cueilleurs récoltent [les bleuets] pour faire des provisions et la plus grande partie des fruits est congelée. Ils respectent les plants et les récoltent tout [sic] à tour au lieu de glaner ici et là. De cette façon, un bleuetier peut donner trois ou quatre récoltes durant la saison. » 1996La Presse, Montréal, 21 août, p. A2.

Le grand secret dans la production de bleuets, cependant, est de varier les cultivars. En effet, « Brunswick », comme les autres bleuetiers, n’est que partiellement autofertile. Pour bien produire, il faut une pollinisation croisée, soit l’apport de pollen d’une autre variété, de préférence d’un autre bleuetier nain, comme « Augusta », « Chignecto », etc. Mieux encore, plantez toujours trois variétés de bleuetier. Ainsi, si l’un des cultivars est peu florifère une année, il en restera deux pour assurer l’échange de pollen. 2002, L. Hodgson, Le Soleil, Québec, 26 octobre, p. J9.

V. Myrtilloides (bleuetier fausse-myrtille), anglais : Sour-top Blueberry) : bien que très courant dans la nature et d’ailleurs présent presque partout au Canada, du Labrador à la Colombie-Britannique, ce petit bleuetier n’est que peu disponible commercialement. On le voit couramment à l’état sauvage et l’on mange même ses fruits, car il ressemble tellement au bleuetier nain que peu de gens remarquent les différences. Pourtant, son feuillage est velouté plutôt que lisse, ses clochettes blanc verdâtre et ses fruits sont portés seuls ou par groupes de deux plutôt qu’en bouquets. 2002, L. Hodgson, Les arbustes, p. 347.

Eh oui! un bleuetier qui produit de jolis fruits rose vif, plus ou moins foncé [sic]. Des bleuets à la texture ferme, d’une saveur douce et agréable, affirment les chercheurs américains qui ont sélectionné la plante. [/] La baie répond au nom de « Pink Lemonade ». Elle a été lancée l’an dernier aux États-Unis par [une firme], de l’État de Washington. Elle fait son entrée en grande pompe au Québec cette année en s’étalant à la première page [d’un catalogue] et sera offerte par plusieurs centres de jardin au printemps. 2011, Progrès-dimanche, Chicoutimi, 27 février, p. B14 (annonce).

Aucun soin automnal précis pour le bleuetier. Sauf une diminution de l’arrosage, à moins que le sol ne soit très sec, n’arrosez pas. Si vos bleuetiers sont plantés là où il y a beaucoup de vent ou si votre terrain est le refuge de lapins ou même de cerfs de Virginie, il est préférable de les protéger avec une clôture. 2023, Le journal de Saint-Bruno, octobre, p. 6.

 (Variante). Vieilliou région.Bluet(t)ier.

Dans l’ornementation des environs de la maison, les arbres fruitiers peuvent être également très pittoresques. Les bluettiers et les fraisiers sont de très belles plantes. 1954, Le Soleil, Québec, 7 décembre, p. 31.

En tête du blason [de la Ville d’Alma], on retrouve la couronne murale des villes tandis que les ornements latéraux représentent deux rameaux de bluetiers portant fruits. 1963, Le lingot : un journal du Saguenay, 1er août, p. [14].

Histoire

Depuis 1972 : Une branche du bleuetier (B. Assiniwi, Survie en forêt, p. 60), mais dès 1954 sous la variante bluettier. De bleuet (ou bluet), et suff. -ier, fréquent dans la formation de noms d’arbres fruitiers. L’antériorité d’attestation de la variante construite à partir de la forme bluet témoigne du fait que celle-ci était encore relativement fréquente dans la langue courante au milieu du XXe siècle. 

Nouvelle entrée de la deuxième édition

Dernière révision : décembre 2025
Trésor de la langue française au Québec. (2025). Bleuetier. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 9 mai 2026.
https://www.dhfq.org/article/bleuetier