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ACHALANTERIE [aʃalɑ̃tʀi]
n. f.

  

Vieillifam.Chose, comportement ou situation qui cause du désagrément, de la contrariété, de la gêne.

Les achalanteries d’Isaï [titre]. 1945, Le front ouvrier, Montréal, 3 novembre, p. 8.

Ah! ma chère petite dame, telle que vous me voyez, j’en ai jamais voulu des braillards, des « achalanteries » d’enfants! Dire qu’il y en a pour aller rescaper ceux de la crèche parce que leur machine à eux‑autres est en « strike ». Mais qu’est-ce que vous faites‑là, donc?... 1947, Le front ouvrier, Montréal, 14 juin, p. 7.

Astheure, avec tous ces ans que j’ai glanés sur ma route, avec toutes ces espérances qui sont passées plus vite que fumée dans le vent, j’ai compris que, si c’est de première nécessité de fournir du manger et du linge au voisin, c’est encore plus chrétien et plus important de subir ses travers, ses défauts et ses achalanteries. 1955, La Patrie, Montréal, 9 janvier, p. 28.

Il y en a beaucoup encore qui sont pas pour la pilule. Moi, ils m’en donneraient gratis puis j’en prendrais pas non plus. Ah non! Jamais. Puis le thermomètre bien... c’est une achalanterie tous les matins. 1971, Montréal, Corpus Sankoff-Cedergren 15‑271.

Réception au champagne, odeurs de parfum, robes longues, cent tuxédos comme le mien, propos mondains sans rime ni raison, têtes parties, achalanteries. 1977, J.‑P. Filion, Les murs de Montréal, p. 372.

Histoire

 Depuis 1930 (GPFC). Création québécoise à partir de l’adj. achalant (sens 1).

Nouvelle entrée de la deuxième édition

Dernière révision : décembre 2021
Trésor de la langue française au Québec. (2021). Achalanterie. Dictionnaire historique du français québécois (2e éd. rev. et augm.; R. Vézina et C. Poirier, dir.). Université Laval. Consulté le 18 juillet 2024.
https://www.dhfq.org/article/achalanterie